mardi 7 février 2017

Eglise et immigration - Le grand malaise : un livre qui fera date


Téléchargement[...]Un grand nombre de catholiques considère que l’Eglise ne peut être contredite, et le pape  encore moins : erreur dramatique, aux conséquences incalculables. En effet, si les dogmes sont évidemment non discutables pour un catholique, les positions « mondaines » de l’Eglise et du pape sont très légitimement analysables et critiquables. Ceux qui en doutent pourront lire ou relire avec profit le très exceptionnel saint Thomas d’Aquin, d’une lumineuse clarté sur le sujet ! Or, sur l’islamisation du monde comme sur l’immigration débridée, qui sont des sujets hautement politiques, le débat n’est pas seulement autorisé : il est nécessaire, et le refuser est une erreur et une faute. Car la « correction fraternelle » des éventuelles erreurs « mondaines » de l’Eglise et des papes n’est pas une option : c’est un devoir pour tout catholique.[...]

Laurent Dandrieu est un intellectuel reconnu, doté d’une vaste culture. Il vient de publier un livre de réflexion fondamental qui, à n’en pas douter, fera date, et s’intègre donc dans les ouvrages à lire et méditer (Eglise et immigration - Le grand malaise - Presses de la Renaissance). Chacun pourra évidemment en penser ce qu’il voudra, à condition de l’avoir lu, pour ne pas se ranger dans la catégorie « Alain Juppé », grand spécialiste autoproclamé  de l’islam … qui a avoué n’avoir jamais ouvert un coran. Immigration et islamisation peuvent aboutir à la disparition très rapide de l’Europe chrétienne historique : Laurent Dandrieu l’explique avec lucidité et courage,  et n’hésite pas à bousculer l’Eglise, qui favorise depuis des dizaines d’années ce double mouvement, à bien des égards suicidaire. Correction fraternelle oblige…

Ceux qui savent tout cela lui sauront reconnaissants d’avoir exprimé publiquement une parole nouvelle, libre, à la recherche de la vérité. Ceux à qui il aura ouvert les yeux également. Ceux qui sont en opposition avec lui devront le remercier d’avoir ouvert ce débat essentiel, et donc de leur avoir permis d’affiner leurs positions. En bref, la lecture de ce livre ne peut que profiter à tous, ou plutôt à presque tous, puisque certains, peu nombreux espérons-le, le critiqueront dans un réflexe tout juppeïste : dire sans savoir, maladie très répandue de nos jours, et dénoncée en son temps, de façon magistrale, par Benoît XVI !"

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Injure anticatholique d’Alexis Lacroix de “L’Express”

Alexis Lacroix
Alexis Lacroix est « directeur délégué de la rédaction » de l’hebdomadaire L’Express. Pour en savoir plus sur ce journaliste, on consultera avec profit la notice que lui consacre Wikipedia et qu’il an vraisemblement, lui-même vérifiée. Invité régulier de plusieurs chaînes de télévision, il se trouvait sur le plateau de BFMTV le 4 février au soir, pour donner son analyse sur le “Pénélopegate” et François Fillon. Et il déclara sur ce dernier : « C’est un catholique donc il n’aime pas…, donc il y a un rapport à la vérité qui est un peu, si vous voulez, troublé, je dirais pas qu’il est dans le mensonge mais le catholicisme ne privilégie pas la vérité ».

Essayez un peu de remplacer catholique par juif ou musulman, et catholicisme par judaïsme ou islam, et imaginez le tollé que cela aurait fait… Mais puisqu’il s’agit de catholique ou de catholicisme, c’est kasher ou hallal, au choix. Heureusement, il s’est quand même trouvé un musulman pour souligner et dénoncer immédiatement l’injure dans un twitt. Qu’il en soit remercié.

Macron à Lyon : la vérité si j’marche !

Le meeting d’Emmanuel Macron à Lyon était vide. Pas vide de jeunes : il y en avait plein tout autour de lui au Palais des Sports de Lyon. Difficile d’en dégager une typologie précise. Les semaines qui viennent nous en diront un peu plus.

Cette jeunesse, brandissant ici et là des pancartes « Je marche ! », semble se reconnaître dans le costume bien taillé, pantalon étroit, cravate fine et chaussures pointues, look « djeuns », exemple pour les hommes et mari idéal pour les femmes… Pourtant, il n’a rien proposé de concret tout au long de son discours (mais il a promis de le faire). De grandes envolées ponctuées de probité : « Les médias, les complots, la vérité de transparence, c’est d’abord une hygiène démocratique… » rythmées à chaque fois par les applaudissements des « marcheurs » qui scandent « Macron Président ! » comme une « ola » au stade de Gerland, pas très loin, à chaque but de l’Olympique lyonnais.

« Certains – entendez : tous les autres sauf ceux qui viendront me rejoindre bientôt – parlent au nom du peuple mais ce ne sont que des ventriloques », nous révèle encore Emmanuel Macron, l’homme-spectacle. 

Ensuite, on a même droit à du Coluche : « Certains sont plus égaux que d’autres… » ; mais là, il fut difficile, même avec une attention particulière pour la suite du discours, de savoir lesquels étaient plus égaux que les autres.

Probité et vérité toujours. « Moi, je veux une vérité de transparence. Celle que j’exigerai des médias (là, c’est du lourd !). Nous avons placé des conditions de probité dès le premier jour… » Et encore : « Aucun candidat ne sera investi (aux législatives) pour “En Marche !” avec un casier judiciaire ou une peine d’inéligibilité. » Il parle également d’une France que certains soutiennent, de père en fille et de fille en nièce, mais qui n’a jamais existé (de qui veut-il bien parler ?) et, un peu plus loin, « [il veut] renouer avec la France et ses valeurs anciennes… » C’est clair !
Le tribun ajoute : « La politique ne peut pas être un métier, elle est une mission. » Pour un homme qui n’a jamais été élu, cette vérité est assez inhabituelle. Puis, le « golden boy » – ou le « trader », c’est selon – nous précise son exigence de renouvellement ; il y aura une bonne moitié de femmes « en marche » avec lui, mais il affirme tout de même : « Il faudra accepter de laisser quelques hommes… » Drôle !

Sur la forme de ce meeting, 8 à 10.000 personnes à 360° (au Palais des Sports de Lyon, la scène est au milieu), une phrase – des applaudissements -, une autre – d’autres applaudissements -, etc. Mais sur le fond, en revanche, rien de bien original ! Politique extérieure, terrorisme, islamisme, éducation, économie, entreprises, chômage, retraites, bas salaires, etc., de grandes banalités rassembleuses piochées dans les programmes de l’ensemble de la classe politique, un peu édulcorées pour éviter le plagiat ! On pourrait résumer son meeting par cette déclaration : « Mais nous aurons un fil rouge, le cœur de notre projet, la définition même de cette ambition qui nous rassemble : il tient dans cette devise gravée au frontispice de notre nation : liberté, égalité, fraternité. » Du neuf ! On avance !

En clair : pour un programme mûri, structuré et détaillé, vous pouvez courir !

À moins que, sur ce point aussi, il ne nous fasse marcher…

Jean-Louis Chollet

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Les élections, c’est choisir entre les populistes et les malhonnêtes

« Le risque, avec ce genre d’affaires (Fillon ou une autre, peu importe), c’est que les Français en viennent à penser qu’ils sont tous pourris ». Qui n’a jamais entendu cette phrase sur les plateaux de télévision ? Par les temps qui courent, c’est même un leitmotiv qui revient à chaque fois qu’un scandale politique éclate. En général, on y ajoute cette autre phrase : « Or, c’est faux, archi-faux ; dans leur immense majorité, les députés (ou sénateurs) sont des gens honnêtes. » Dans leur « immense majorité », je n’oserais aller jusque-là, mais oui, je crois aussi que les hommes politiques sont, dans l’ensemble, honnêtes. Seulement il y a un hic, un sacré hic.

Il y a deux catégories d’hommes politiques : ceux qui aspirent à un destin national, et les élus de la base, comme on dit. Ce qui distingue les deux, ce ne sont ni leurs diplômes, ni leurs qualités d’orateur, ni l’amour de la politique, mais une chose et une seule : l’ambition. Or, l’ambition a un prix, et ce prix, c’est la compromission. En politique, il est impossible de briguer un destin national sans se compromettre ; c’est une condition absolument nécessaire. A minima, se compromettre, c’est fermer les yeux sur les turpitudes de ses pairs les plus corrompus. Un cran au-dessus, c’est de ne pas renoncer aux privilèges de la fonction, légaux mais exorbitants du droit commun. 

Encore un cran au-dessus, c’est en exploiter toutes les ressources à son propre bénéfice (François Fillon en est là, mais aussi Manuel Valls lorsqu’il emmène ses enfants voir la finale de la Champions League aux frais de l’État). Au-dessus, on passe dans le domaine de la corruption, au sens juridique du terme, avec l’espoir que le silence des uns fasse écho au silence des autres – garantie d’impunité fondée sur la réciprocité.

Si tous les ténors de la politique sont malhonnêtes – je dis bien tous –, cela tient à plusieurs raisons. Primo, les lignes rouges qui séparent honnêteté et malhonnêteté d’une part, légalité et corruption d’autre part, ne se confondent pas, et c’est voulu, preuve que l’on ne peut confier au législateur la rédaction de son propre code de déontologie. Secundo – et c’est aussi vieux que la République -, dans le monde impitoyable de la politique, on ne tolère pas ceux dont la cuirasse ne présente aucune vulnérabilité.
La règle, c’est qu’il faut faire comme les autres et, donc, se compromettre : c’est le ciment de l’esprit de corps. Ainsi, Robespierre avait beau passer pour incorruptible, il vivait entouré de gardes du corps car il craignait que ses adversaires, à défaut de pouvoir le corrompre (Danton notamment), n’en attentent à sa vie. Sa chute fut, d’ailleurs, le prélude à l’avènement du Directoire, qui reste dans les mémoires comme l’un des régimes les plus corrompus de l’Histoire de France. 

L’homme politique honnête n’a donc pas d’autre choix que de se contenter d’une carrière discrète ou bien d’accepter de vivre traqué par des corrupteurs avec, pour tout viatique, l’appel au peuple. Et là, nous touchons à l’essence même du populisme.

Depuis les temps reculés de la République romaine, patriciens et plébéiens se livrent une lutte sans merci. Les rivalités entre Sylla et Marius, César et Pompée, se poursuivent aujourd’hui avec Trump et Clinton, Farage et Cameron, Le Pen et Sarkozy. Un rappel historique en guise d’avertissement, car les populistes, une fois parvenus à leurs fins, ont le fâcheux penchant de ne pas abandonner le pouvoir de si bon gré.

Christophe Servan

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Vladimir Poutine marque des points à Budapest

Alors que les dirigeants des pays d’Europe occidentale tentent, par tous les moyens, de contenir et de repousser l’influence de la Russie sur des États de l’Union européenne, le Premier ministre conservateur hongrois Viktor Orbán a accueilli, ce 2 février 2017, le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine.

Cet événement symbolise un changement de donne géopolitique, un quart de siècle après la fin de la domination soviétique sur la Hongrie. En effet, Viktor Orbán, qui a fondé en 1988 le parti politique d’opposition Fidesz et prononcé, en 1989, un discours appelant au départ des troupes soviétiques, reçoit celui qui entretient la nostalgie de la Grande Russie.

Ce retournement de situation s’explique par l’évolution politique de Viktor Orbán, mais surtout par celle de la société hongroise. La chute du communisme en 1989 et le départ des dernières troupes soviétiques en 1991 avaient fait naître beaucoup d’espoir parmi la population du pays. Mais cette dernière a dû déchanter. En effet, le miracle économique attendu n’a pas été au rendez-vous et l’ouverture des frontières a, avant tout, signifié la destruction des industries du pays. De nombreux jeunes, espérant un avenir meilleur, se sont exilés afin de réaliser leur vie au Royaume-Uni ou en Allemagne. 

En 2006, la population est descendue dans la rue à Budapest afin de manifester contre la corruption des socialistes, héritiers des communistes. La foule a attaqué, comme lors de la révolte antisoviétique de 1956, le bâtiment de la radio et a saccagé le monument de la Libération par l’Armée rouge en 1945. Le gouvernement de gauche a donné l’ordre de réprimer la manifestation, ce qui a disqualifié durablement les socialistes aux yeux de la population, alors que les nationalistes ont bénéficié du phénomène inverse grâce à leur participation à la révolte. La gauche a chuté, ensuite, électoralement et le Jobbik, un parti nationaliste fondé en 2003 et dirigé par Gábor Vona, a émergé politiquement avant de devenir le deuxième parti du pays, derrière le Fidesz de Viktor Orbán. Afin de barrer la route au Jobbik, le Fidesz a pris un tournant patriotique.

Les évolutions survenues en Russie depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 1999-2000, et qui ont conduit au redressement de ce pays – tant du point de vue économique, organisationnel, social qu’en matière de défense -, ont également ouvert la voie à un changement de la donne internationale.

Viktor Orbán peut être désormais considéré comme le fer de lance de la résistance de l’Europe centrale et de l’Est face à l’ouverture des frontières aux migrants venus du tiers monde. Il symbolise la fracture au sein de l’Union européenne entre une Europe occidentale au sein de laquelle règne la société multiculturelle et l’Europe centrale et orientale qui rejette ce modèle. Vladimir Poutine, en se rendant en grande pompe à Budapest, contribue à légitimer la politique de Viktor Orbán et à diviser le front visant à contenir géopolitiquement la Russie, tout en apportant de l’eau au moulin de ceux qui, à travers le continent européen, rejettent la mondialisation, les flux migratoires et la société multiculturelle.

Lionel Baland

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À quand le front républicain de droite pour mettre à bas un blanc-bec ?


Il m’est arrivé de dîner « en ville », chez quelques bons bourgeois parisiens et, le bon vin aidant, les esprits se sont échauffés autour de l’affaire Fillon. Que faire si jamais, par grand malheur, on avait le jeunot Macron et la blonde Marine ? Eh bien, ne vous étonnez pas si les sondeurs donnent 60 % au premier. J’ai eu le droit à « Moi, je resterais au chaud » ou « Marine, ah non ! », « Tu n’y penses même pas, elle veut quitter l’Europe, nous enfermer dans nos frontières riquiqui », « Macron, mais pourquoi pas ? Il a le même programme que mon poulain Fillon. Enfin, à peu de choses près ».

Eh oui, Emmanuel Macron a réussi à s’inviter dans les beaux salons parisiens, lui qui fit pourtant tant de mal aux finances de la France sous le règne de Hollande, et sous sa propre gouverne à Bercy. Emmanuel Macron n’est pas persona non grata. Du beau monde est prêt à le déposer sur le trône de l’Élysée malgré tout ce que ce jeune homme représente de négatif.

« Des bruits courent sur lui », « Bon, il n’a pas toujours été délicat avec l’argent public ou ses millions, mais bon, Marine, jamais… » Alors le plafond de verre est d’un verre si épais qu’il sera impossible à percer. La dédiabolisation du FN et de sa présidente n’est qu’une propagande médiatique de plus pour faire croire que… Mais alors, est-il vraiment irrémédiable que les Français subissent encore cinq années de socialisme, même si le socialisme de M. Macron n’est pas celui de Cambadélis ? Encore que… cela reste à démontrer.

Pourtant, la droite existe. Elle est même largement majoritaire en France. Mais elle ne l’est – que nous le voulions ou non, que la bourgeoisie et la finance le veuillent ou non – que si les 30 % d’électeurs de Marine sont acceptés par la droite dite « républicaine ». Si certaines mesures de Marine ne sont pas acceptables par les autres partis, ça se négocie, ça se discute. Mais pourquoi ce refus absolu de dialoguer avec celle qui n’est pas aussi diabolique que la presse ne cesse de nous le faire croire ? Et pourquoi ce refus de s’allier avec d’autres droites ? Il y a trop d’ego partout en politique. Pourquoi les talents de personnalités comme Nicolas Dupont-Aignan, dont le programme est si proche de celui du Rassemblement Bleu Marine, Karim Ouchikh du SIEL, Jean-Fréderic Poisson, Charles Beigbeder, ne pourraient-ils pas rejoindre un front républicain de droite, avec les quelques LR prêts à s’allier avec les généraux Didier Tauzin ou Martinez ? 

Pourquoi ne pas profiter de la macronite aiguë pour faire un vrai front de droite, réunissant la droite hors les murs et l’ex-UMP ? Si ceux qui ne sont pas de sensibilité de gauche veulent sincèrement sauver la France, si les républicains avec ou sans R majuscule veulent reprendre le destin de la France, il n’y a pas d’autre solution que ce front républicain de droite.

Vous voyez la France aux mains de ces financiers, de ces magouilleurs, de ces hommes de médias rassemblés autour de ce jeune blanc-bec dont le seul pouvoir est ce sourire qui nous cache le pire ?

Voulez-vous que la bobosphère que l’on voit dans les meetings du nouveau Manu gouverne la France ?

PS : blanc-bec – jeune homme inexpérimenté et très sûr de lui…

Floris de Bonneville

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Pendant ce temps, Hollande place des bombes à retardement à tous les étages !

Quelle que soit la responsabilité réelle de la gauche et de l’Élysée dans l’éclatement fort opportun de l’affaire Fillon, il est d’autres bombes – à retardement, celles-là – que notre Président finissant pose méticuleusement, trois mois avant son départ, pour dynamiter le prochain quinquennat.

Est-ce l’amertume d’avoir été empêché de se représenter ? Est-ce le plaisir mesquin d’user jusqu’au bout du pouvoir et de piéger son successeur ?

Il faut dire que, pour laisser des peaux de banane à son successeur, M. Hollande n’a pas à se forcer : le chômage atteindra des sommets, la dette et les déficits aussi – chiffres truqués ou pas. Et ne parlons pas de la croissance façon Sapin, mais sapin ratatiné à 1,1 %… Dans ces conditions, le prochain Président (de droite, souhaitons-le) devra procéder à un audit sans concessions des finances publiques, comme M. Balladur l’avait fait en 1993 et, plus généralement, de l’état de la France ; et pas seulement en matière économique. D’ailleurs, la campagne électorale devrait être l’occasion de faire cet état des lieux, quand elle entrera enfin dans le vif du sujet et demandera des comptes à la gauche.

Mais, ces jours-ci, M. Hollande, un peu comme Obama avait voulu lier les mains de Trump quelques jours avant son départ sur les questions internationales (climat, question palestinienne), a décidé d’imposer ses hommes pour la diplomatie du prochain Président.
En effet, il souhaite, lors des prochains Conseils des ministres, remplacer nos ambassadeurs dans les grandes capitales. Rien que cela ! Les diplomates en poste à Berlin, Moscou, Pékin, Tokyo et Washington seraient concernés ! Un décret serait en préparation pour le prochain Conseil des ministres !

Quelle hâte finale… En effet, la « demande d’agrément » adressée aux pays concernés met en moyenne de quatre à six semaines, auxquelles il faut ajouter deux ou trois semaines pour la rédaction et la signature des décrets individuels de nomination. 

Les nouveaux ambassadeurs ne prendraient donc leurs fonctions que vers la mi-avril, quelques jours avant l’élection et la fin du mandat de M. Hollande.

Le calendrier est choquant, mais aussi l’ampleur du mouvement !
Or, la tradition républicaine en ce domaine consiste à laisser seulement deux ou trois postes importants aux diplomates du Président sortant. Et jamais un Président sortant n’avait osé imposer ce qui serait un véritable verrouillage de la diplomatie pour le nouveau Président !

Rappelons qu’en France, il n’existe pas de spoil system et que son successeur serait lié par ces nominations ! Alors que, dans le contexte mondial chamboulé par le Brexit, l’élection de Trump, le nouveau rôle de la Russie et le terrorisme, notre diplomatie sera forcément à infléchir !

Face à ces pratiques inacceptables et hors normes, les Français doivent porter à l’Élysée un homme ou une femme capable de rompre franchement avec ces abus de pouvoir d’un Président rejeté par tous, y compris par son camp.

Ce Président, qui a si mal usé du pouvoir quand il l’avait, ne doit pas continuer à imposer ses vues et ses hommes après son départ. Nous savons que son successeur, lui, aura l’élégance républicaine de le raccompagner dans la cour de l’Élysée mais, la portière poliment refermée, l’intérêt de la France commandera de rompre franchement avec toute sa politique. La continuité de l’État n’a jamais consisté à persévérer dans les pires erreurs. Surtout dans les moments historiques que nous vivons.

Pascal Célérier

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Encore un incident dans une zone de non-droit. Des policiers mis en cause


Comme dit Nougaro : « À Toulouse, même les mémés aiment la castagne ! » Sauf que nous ne sommes pas à Toulouse mais dans la cité des 3.000, et que les mémés sont ici remplacées par des « jeeunnes », vous savez, ces êtres hybrides mélange de Al Capone et de Pablo Escobar, nourris exclusivement de rap, de rapine et plus récemment d’islamisme. Dans ces cités de non-droit, les rixes font partie, avec la drogue, du folklore local. 

Aulnay-sous-Bois est une plaque tournante du trafic de stupéfiants ; elle héberge aussi de nombreuses bandes qui s’affrontent suivant leur géolocalisation : cité des 3.000 contre quartier de l’Europe. Ces « terreurs », dès l’apparition d’un képi, se volatilisent ou, parfois, se regroupent contre le « flic », l’ennemi commun. En 2016, une arrestation quartier du Grand Saule avait obligé les policiers à utiliser la manière forte pour s’emparer d’un dealer. Plusieurs gardiens de la paix avaient été blessés.

Alors, que s’est-il passé, ce jeudi 2 février, dans la cité ? Vers 17 heures, quatre policiers effectuent une interpellation musclée après une opération de contrôle, raconte Le Parisien. Par « interpellation musclée », il faut comprendre que Théo, l’individu suspecté, se défend bec et ongles. 

Il sait très bien que plus l’interpellation prendra du temps, plus les gangs se rassembleront et se mobiliseront, créant l’occasion de son évasion. De plus, dans ces « ghettos », résister à une interpellation, c’est s’apparenter à ce cow-boy qui, lors du rodéo, monte un taureau sauvage, luttant pour chuter le plus tardivement possible. Suite à cette arrestation, les quatre policiers sont visés par des accusations de violences volontaires en réunion et placés en garde à vue. D’après l’interpellé, l’un des agents aurait introduit sa matraque dans son fondement. La scène s’est déroulée sous les yeux de dizaines d’habitants, elle a été filmée par la vidéosurveillance de la police municipale et montre un policier « porter un coup de matraque horizontal au niveau des fesses », après que le pantalon de l’adolescent a glissé tout seul, mais aucune pénétration anale n’est manifeste. Transporté à l’hôpital, le jeune homme a été examiné par un médecin qui diagnostiqua « une plaie longitudinale du canal anal » et une « section du muscle sphinctérien » ; 60 jours d’ITT lui furent prescrits.

Mais les faits ayant été requalifiés de « viol » en « violences volontaires », le maire, qui tremble pour son hôtel de ville, s’est empressé d’en rajouter : « Nous, les Aulnaysiens, ne pouvons pas comprendre cette requalification. Elle est vécue comme un détournement de vérité », s’est écrié Bruno Beschizza. « La police est là pour protéger et non humilier nos concitoyens. »
 
Ainsi, Les Républicains s’écrient qu’il était nécessaire d’attendre une décision de justice pour charger Fillon mais, par contre, cet édile, du même groupe, accable sans jugement ces quatre policiers.
Sur BFM TV, Omar, un « témoin de l’interpellation », raconte en montrant les deux angles d’un mur taché de sang : « Il y a son sang un peu partout, ça a giclé, c’est dégueulasse. »

Sauf que dans la vidéo, l’arrestation de Théo s’effectue à un endroit précis et non dans deux lieux séparés par un coin de mur.
Depuis cet incident, les forces de l’ordre ont été déployées. Une voiture a été brûlée, un bus à moitié incendié et des Abribus cassés : la routine, en quelque sorte !

Après l’affaire Traoré à Beaumont-sur-Oise, voilà une autre « zone de non-droit » en ébullition.

On le voit, le moindre accrochage, comme Obertone le souligne dans Guérilla, peut dégénérer en émeute et même en conflit civil.
NDLR : nous apprenons que les quatre policiers ont été mis en examen dans la soirée, l’un pour viol, les autres pour violences volontaires en réunion.

J.-P. Fabre Bernadac

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Le saviez-vous? La France est toujours en état d’urgence

Décrété au lendemain des attaques du 13 novembre 2015, l’état d’urgence a été plusieurs fois prolongé. La dernière prolongation a été votée le 14 décembre pour une durée de sept mois : soit jusqu’au 15 juillet 2017.

On peut douter de son efficacité quand des soldats armés sont attaqués en plein Paris. Ce n’est, toutefois, pas le premier attentat commis sous ce régime : le double meurtre de Magnanville, l’attentat de Nice et l’assassinat du père Jacques Hamel ont été perpétrés alors que la France était en état d’urgence et devait prendre, à ce titre, conformément à la loi du 3 avril 1955, des « mesures d’exception ».

Ce régime permet, en effet, la restriction de certaines libertés pour maintenir l’ordre public. Les policiers sont, par exemple, autorisés à fouiller les bagages et les véhicules. Le gouvernement peut, également, dissoudre les associations et les sites Internet « provoquant à la commission d’actes terroristes ou à des atteintes à l’ordre public ». On citera, également, la simplification des perquisitions et l’assignation à résidence des personnes dont le comportement « constitue une menace pour la sécurité et l’ordre public ».

Dès sa proclamation, l’état d’urgence a suscité l’ire de personnalités politiques et artistiques qui ont dénoncé une « mise sous tutelle de la population »

D’autres objections ont été exprimées par le Syndicat de la magistrature, l’Observatoire international des prisons, ou encore Amnesty International, qui a demandé la levée de ce régime dont il a condamné les « mesures brutales ».

Le terme « brutal » peut faire sourire si l’on compare notre législation à celle d’autres pays. En Turquie, la loi sur l’état d’urgence prévoit, notamment, la prolongation des gardes à vue jusqu’à trente jours, des rétentions administratives sur soupçon d’atteinte à l’ordre public, l’interdiction des manifestations, le couvre-feu sur tout ou partie du territoire national, le contrôle de la presse et la promulgation de décrets sans l’aval du Parlement.
La Turquie d’Erdoğan n’est pas un modèle, dira-t-on avec raison. Alors, sans même parler du Patriot Act états-unien – dont les mesures autrement plus « brutales » que celles de notre état d’urgence donnent des sueurs froides aux droits-de-l’hommistes –, prenons la très démocratique Allemagne, où la loi du 30 mai 1958 prévoit en cas de « situation de crise » des mesures restrictives comme la limitation du secret de correspondance et de la télécommunication, la limitation de la liberté de circulation et la fermeture des frontières.

En France, c’est à peine si l’on a autorisé les policiers (uniquement ceux de la police nationale) à garder leur arme après le service. Quelque 600 assignations à résidence et 4.000 perquisitions administratives. Vingt et une interdictions de manifester et une vingtaine de mosquées salafistes fermées. Un bilan « brutal »…
Au lieu de ce miroir aux alouettes qu’est l’état d’urgence, c’est un renforcement durable de la sécurité qu’il faut mettre en œuvre. Un juste milieu entre les excès d’Erdoğan et le laxisme d’un Hollande que d’aucuns surnomment « Tartemolle ».

Nicolas Kirkitadze

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De Bata à Vivarte : une histoire de la désindustrialisation de la Lorraine


Pendant 70 ans, entre l’année 1931 et 2001, la ville d’Hellocourt a vécu au rythme des chaussures Bata. À tel point qu’on la surnomma « Bataville ». Chaque jour, des milliers d’ouvriers se pressaient devant les grilles de l’usine, fiers de fabriquer des chaussures de qualité, vendues à bon prix, qui s’exportaient dans le monde entier. Les manifestations ont duré six mois pour empêcher que Bata ne s’en aille. Rien n’y a fait : la Cité a dû fermer ses portes face à la concurrence asiatique. Quand Thomas Bata, entrepreneur tchèque inspiré par le fordisme, a fondé Bataville sur le domaine d’Hellocourt, il a construit une utopie entrepreneuriale en Meurthe-et-Moselle : une ville-usine isolée et autosuffisante, composée d’un centre de production à la pointe du progrès, d’une cité ouvrière tout confort et de salariés dévoués pour la cause.

La fermeture de Bataville s’est inscrite dans le processus de désindustrialisation de la Lorraine que je déplore. Quatorze ans plus tard, le constat est amer. Hellocourt ne s’est pas relevée de la fermeture. Le village de Moussey, où se situe une partie du domaine d’Hellocourt, a perdu deux cents habitants, son voisin de Réchicourt-le-Château à peu près autant. Des maisons sont toujours inoccupées. Dans l’usine, des bâtiments entiers sont restés inchangés, déployant leurs lourdes silhouettes fantomatiques. Témoin d’une époque qui refuse toujours de s’effacer pour faire place à un nouveau projet, la grosse horloge de l’usine affiche toujours 13 h 42…

En proie à une baisse continuelle de son chiffre d’affaires, Bata a fermé 60 de ses 200 magasins en 2008. En dépit de ce plan social, les dettes ont continué à s’accumuler.

En février 2015, peu après le dépôt de bilan, la société ABC Chaussures obtenait une licence d’exploitation de la marque. Moins d’un an plus tard, ABC Chaussures était placée en redressement judiciaire… Finalement, le tribunal de commerce de Nanterre décidait de la reprise de 47 des 72 magasins de Bata, et 206 des 355 salariés du groupe par un consortium de sept groupes (Courir, Etam…). L’enseigne Bata n’est plus !

Idem pour la marque André, à vendre. Un scénario proche de celui connu par Bata est présentement à l’étude. Les points de vente, appartenant au groupe Vivarte, pourraient être cédés sans reprise de la marque. De nombreuses suppressions de postes sont d’ailleurs à prévoir chez Vivarte, qui emploie au total 16.000 personnes. Lundi, lors d’un comité de groupe, la direction a déclaré envisager deux nouveaux plans sociaux, chez Vivarte Services et à La Halle aux chaussures.
Quand les usines ferment, les magasins ferment. C’est une évidence. Nous perdons des emplois, de la croissance et du savoir-faire. Avec près de 44 millions d’euros de subventions publiques (dont 16 millions au titre du CICE) en 2016 pour le groupe Vivarte, les suppressions de postes passent d’autant plus mal. L’argent public sert, une fois de plus, aux grands groupes pour supprimer des emplois et fermer des sites de production en France. Seul un protectionnisme intelligent (à l’image des États-Unis ou du Japon) nous permettra de lutter contre la concurrence déloyale de nombreux pays, et la réorientation des subventions publiques vers les PME, TPE et petits artisans, couplée à une simplification administrative, se révèle nécessaire afin de réduire le poids des charges et des contraintes qui pèsent sur ceux qui croient en leur métier et veulent produire et maintenir l’emploi local. Voilà les seules solutions viables pour relancer l’industrie française et renouer avec notre prospérité économique. 

Dominique Bilde

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Sortez les sortants ? Non, dehors la ripoublique !

Ça fait 200 ans que ça dure ! Tous corrompus car les institutions elles-mêmes sont corrompues. Et ce n’est pas une énième ripoublique qui changera les choses. Fillon, comme les autres, n’est que le fruit du régime (de bananes).

Le système républicain est un mécanisme pervers. Il n’engendre que tricheries et guerres fratricides entre les Français. Lorsqu’un camp perd une élection, il n’a de cesse de faire perdre son adversaire et tous les coups tordus sont bons. La fin justifie les moyens. La république est LE facteur de division des Français. Il a, en germe, intrinsèquement, non pas la paix mais la guerre civile, larvée ou non.

Depuis 200 ans, la France est coupée en deux et elle en a perdu sa tête… La Constituante avant le régicide.

Pas un homme politique de premier plan n’est exempt de casseroles depuis des décennies. Sans excuser la responsabilité personnelle de chacun, le système, le régime en sont les principaux responsables. Pourquoi ? Car pour battre son adversaire tous les cinq ans, lorsque l’arbitre du jeu est le chef de la « majorité », la minorité pense user à bon droit de moyens inavouables car bien souvent immoraux. Pour vaincre à armes égales, lorsqu’elle ne décide pas des règles du jeu, elle se croit forcée d’inventer ses propres règles.

La « majorité » détenant tous les pouvoirs, exorbitants au demeurant, n’est bien souvent que dans l’abus de droit pour garder le pouvoir. Tous les coups sont permis. 

La république, c’est 51 % des Français qui veulent dominer les 49 % restants.

Tout cela est bien habillé d’institutions, de constitutions, de codes, de règles afin que le système français, sûrement un des plus mafieux sur la planète, passe aux yeux du monde pour un État de droit : respectable, soucieux du bien commun et de l’intérêt général.

 Il n’en est rien.

Nous vivons dans les apparences depuis 200 ans, sur des valeurs républicaines que personne, en réalité, n’arrive à définir. Et lorsque les principes sont flous, les règles qui en découlent sont injustes.
La Ve République a le privilège de détenir la palme d’or de la « chienlit », pour reprendre un mot de son inventeur. Elle cumule les défauts du présidentialisme et ceux du parlementarisme. C’est, au fond, une dictature bordélique.

Après de Gaulle l’initiateur, Giscard le dévoyé, Mitterrand et ses 40 voleurs, Chirac (mention spéciale) le fossoyeur, Sarko et Hollande, Fillon est le dernier exemple, avant le prochain, qu’on ne peut légitimement voter qu’en connaissance de cause. 2,7 millions de gogos pensaient voter pour un fils de notaire de province, humble et honnête, que beaucoup de belles-mères auraient voulu comme gendre. On ne vote légitimement qu’au niveau local, comme c’était le cas, bien plus qu’aujourd’hui, sous l’Ancien Régime… 

La république divise. La république corrompt. La république ment.
La république ne peut être que bananière. 

Elle ne sait faire qu’une seule chose, c’est se défendre. Mais la crise qui vient est un tsunami institutionnel. L’équipe en place a décrété que l’adversaire du jour ne devait pas jouer le match… Même pas les mains dans le dos. Au vu de deux mille ans d’Histoire de France, un truc pareil, ça se termine toujours dans un bain de sang. La quête permanente du pouvoir n’engendre que la haine entre les hommes.
Pour recoller les morceaux, il faudra restaurer la tête qui commande le corps.

Nicolas Fontaine

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David Engels, historien : « Nous n’avons aucune chance d’éviter une guerre civile »

[David Engels est titulaire de la chaire d’Histoire romaine à l’Université libre de Bruxelles]

Combien de temps donnez-vous encore à l’UE ?

Dans 20 ou 30 ans, l’Europe sera devenue un État autoritaire ou impérial, après une phase marquée par des évènements s’apparentant à une guerre civile et par des manifestations de décadence. C’est en tout cas ce que laissent présager les analogies entre la crise actuelle de l’Europe et la période où la République romaine finissante cède la place à l’État d’Auguste [premier empereur]. […]



Quels parallèles discernez-vous ?

[…] Chômage, dissolution de la famille, individualisme, déclin des confessions traditionnelles, globalisation – à l’époque sous la forme de la romanisation – recul de la population, fondamentalisme, migrations, appauvrissement, « Du pain et des jeux », criminalité, polarisation entre une caste de politiciens oligarques d’un côté et des « populistes » mécontents de l’autre…

[…] À cela s’ajoute le fait que l’Occident, tout comme la République romaine, a la fâcheuse tendance à vouloir se prendre pour la seule humanité civilisée et à vouloir combler de ces valeurs dans des guerres asymétriques ceux qu’on appelle les « barbares ». […]


[…] jusqu’à ce que l’État devienne ingouvernable comme dans la République romaine tardive : Trump, Farage ou Le Pen ne sont rien d’autre que des variantes de Catilina ou de Clodius.
[…]

Avons-nous une chance d’éviter une guerre civile ?

Non. Mais je ne crois pas à une guerre de légions de citoyens armés, notre politique est trop peu militarisée pour cela. J’envisage plutôt des banlieues qui échappent au contrôle de l’État. Avec des territoires où règnent des groupes paramilitaires, ethniques ou religieux. Avec une criminalité galopante. Avec une faillite économique et un total immobilisme politique. Les citoyens de l’Europe se jetteront alors dans les bras du premier qui offrira au continent un État social qui fonctionne, la paix et l’ordre. Comme le fit en son temps l’empereur Auguste.

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lundi 6 février 2017

Présidentielle: Fillon poursuit sa descente aux enfers selon un sondage

François Fillon, déstabilisé par une enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse, serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle, avec 18,5%, si le scrutin devait avoir lieu ce dimanche, selon un sondage paru vendredi.

François Fillon, déstabilisé par une enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse, serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle, avec 18,5%, si le scrutin devait avoir lieu ce dimanche, selon un sondage paru vendredi.

D'après cette enquête Ifop-Fiducial pour Paris Match, Sudradio et iTELE réalisée après les révélations du Canard enchaîné, Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En marche !) vireraient en tête, avec respectivement 25% et 20,5% des voix.

Hamon largement devant Mélenchon

 

L'institut mesure pour ces deux candidats une progression d'un demi-point par rapport à un sondage similaire publié jeudi ainsi qu'un nouveau recul de 1,5 point pour François Fillon, qui ne cesse de perdre du terrain depuis le début de la controverse sur de présumés emplois fictifs de son épouse.

Crédité de 16,5%, le socialiste Benoît Hamon figure en quatrième position, devant Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), à 10%, et une kyrielle de candidats à moins de 5% -François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan, Yannick Jadot, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade.

Dans la seule hypothèse testée en vue du second tour, Emmanuel Macron l'emporterait avec 63% des suffrages, contre 37% à Marine Le Pen.

Cette étude a été réalisée en ligne du 31 janvier au 3 février auprès d'un échantillon de 1.430 personnes inscrites sur les listes électorales.

(Avec Reuters)

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Programme de Terre et Famille à BRIANT (Saône et Loire) printemps / été 2017




Samedi 18 mars, 20h30: Jacques Tremolet de Villers, Jeanne d’Arc, le procès de Rouen.

Samedi 20 mai, 20h30: Claudia et Robert Mestelan, la route de l’Europe chrétienne.

Samedi 17 juin, 20h30: Jean du Chazaud, l’endocrino-psychologie ou le rôle méconnu et primordial de nos glandes endocrines .
Toutes nos conférences ont lieu en salle communale et sont suivies d’un buffet offert par Terre et Famille. Nos conférences sont filmées et disponibles sur notre site terre-et-famille.fr.

Dimanche 16 juillet (Programme et horaire à définir) : Concert donné par Humana Vox dans l’église de Briant. Créée en 2007 par Valérie Fayet et Gérald Martin, Humana Vox, premier ensemble vocal professionnel des Pays de la Loire s’est donné comme mission de faire rayonner l’art lyrique et de permettre au plus grand nombre de pouvoir accéder à des concerts de qualité.

Terre & Famille : Stéphanie Bignon, La Beluze 71110 Briant  terreetfamille@gmail.com

Stéphanie Bignon (06 50 95 13 80) et Elisabeth de Malleray (06 52 45 21 00)

De nouvelles interpellations aux Minguettes à Vénissieux



Depuis le tournage sauvage du clip du rappeur Elams aux Minguettes jeudi, la tension n’est jamais retombée depuis dans le quartier de Vénissieux.

Samedi, trois mineurs âgés de 13 à 16 ans avaient été interpellés, ils sont soupçonnés d’avoir pris part à l’incendie de voitures dans le secteur du boulevard Lénine.

Et ce dimanche après-midi, cinq nouveaux individus ont été arrêtés par la police. Quatre auraient incendié des véhicules, le cinquième est soupçonné d’avoir brandi un couteau dans le tramway pour menacer des usagers.


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Lyon capitale politique : des débordements après une manif de l’extrême-gauche


Ce samedi en fin de matinée, près de 200 militants d’extrême-gauche se sont retrouvés place Raspail dans le 7e arrondissement de Lyon.
En ce week-end très politique, avec le coup d’envoi samedi des assises présidentielles du Front National à la Cité Internationale et le meeting d’Emmanuel Macron au Palais des sports de Gerland, ils ont appelé à "bloquer et saboter" ces évènements pour "rejeter la mascarade présidentielle".
Mais ce slogan "Piratons 2017" n’a pas inspiré confiance aux forces de l’ordre, qui les ont empêché de se diriger vers la Cité Internationale où sont réunies les figures du FN autour de Marine le Pen.


Un petit groupe s’est alors détaché et a déambulé dans le 7e arrondissement, tout en commettant diverses dégradations dans les rues. Après avoir brisé plusieurs vitrines, les casseurs se sont réfugiés dans un hall d’immeuble rue Sébastien-Gryphe. Sauf que les policiers les ont vus rentrer, et ont donc sagement attendu dehors qu’ils daignent sortir.

Pour rappel, un dispositif exceptionnel de 550 policiers a été déployé par la préfecture du Rhône et la DDSP ce week-end dans l’agglomération.

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Lyon : arrêtée avec 7 kilos de cannabis, la nourrice condamnée



Un Lyonnais âgé de 24 ans était jugé ce vendredi.

Deux jours plus tôt, il avait été interpellé dans la rue des Rancy à Lyon. Les policiers avaient repéré son comportement suspect alors qu’il fouillait le coffre de sa voiture. Et pour cause, il gardait à l’intérieur 7 kilos de résine de cannabis conditionnés dans des paquets.

Aux enquêteurs, l’individu au chômage a expliqué avoir accepté de faire la nourrice pour des connaissances et de garder la drogue une semaine en échange de 1000 euros.


La justice lyonnaise, pas émue par le fait qu’il doive rembourser les dealers à hauteur de 11 000 euros pour la cargaison saisie par la police, l’a condamné à 10 mois de prison.


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Les gens du voyage avaient choisi le Parc OL pour s’installer !



L’arrivée impromptue de gens du voyage cause parfois des remous dans les communes.

Cela aurait pu être le cas jeudi soir à Décines, lorsque plusieurs caravanes ont tenté de s’installer au Parc OL ! Plusieurs d’entre elles avaient choisi une parcelle au niveau du parvis nord rapporte le Progrès.

Sauf qu’il ne s’agit pas d’un banal stade de foot communal en rase-campagne dans le Cantal. Les gens du voyage ont donc rapidement reçu la visite des forces de l’ordre. Convaincus qu’ils ne pouvaient pas rester au pied du Grand Stade, ils ont repris la route sans incident.

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Meurtre de Mebarki à Vénissieux : 20 ans de réclusion pour Keita



Plus de 5 ans après la mort de Yacine Mebarki, poignardé aux Minguettes à Vénissieux un jour d’octobre 2012, son meurtrier Salif Keita a été condamné aux Assises du Rhône.

Malgré ses remords face à cette rixe qui avait dégénéré, il a écopé, conformément aux réquisitions, de 20 ans de réclusion.

Le procès, ainsi que l’enquête initiale, n’ont pas été faciles, les témoins et les accusés préférant se murer dans le silence. Cela a profité à Yacine M. et El Yamine C., la justice a été incapable de déterminer leur rôle dans la mort de Yacine Mebarki. Elle a donc décidé de les acquitter.

Quant à Byllal Mebarki, le frère de la victime, il a écopé de 2 ans avec sursis pour avoir tenté de se venger en poignardant à son tour Salif Keita.

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Eragny-sur-Oise : une patte de cochon sur la porte de la mosquée

La mosquée Essalam a été victime d’un acte islamophobe en fin de semaine dernière. Vendredi en milieu de journée, un membre de la communauté a découvert une patte de cochon accrochée sur la grille d’entrée de ce lieu de prière implanté dans un paisible quartier résidentiel. 

« Nous n’avions plus de problèmes depuis deux ans et demi », constate le président Tijani Bouki. Autrefois victime de vols notamment, la mosquée avait rehaussé ses grilles d’entrée et installé un système de vidéosurveillance qui lui avait assuré la tranquillité. Jusqu’à vendredi. Une plainte a été déposée. Les représentants de la communauté invitent les fidèles « à ne pas céder aux sirènes de la division, plus que jamais notre volonté de vivre ensemble s’en trouve raffermie. »

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Marseille : un militaire violemment giflé

Un militaire en civil qui rentrait au camp de Sainte-Marthe à Marseille (14e) a été agressé en fin d’après-midi. Trois individus qui circulaient à bord d’une voiture se sont arrêtés à sa hauteur et l’ont apostrophé. S’approchant d’eux, le militaire a reçu une violente gifle qui l’a projeté au sol.



Les agresseurs ont été mis en fuite par l’arrivée d’un véhicule, permettant à la victime de se réfugier dans le camp militaire. […] Légèrement blessé, le militaire a été hospitalisé à Laveran.

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Italie : Venise, ville refuge pour les migrants

À rebours des politiques actuelles d’accueil des réfugiés en Europe, jugées sévèrement par les ONG, Venise fait preuve d’une grande hospitalité…



[…] Depuis 2015 on observe la « renaissance » de la notion de ville-refuge, voire de l’engagement, différemment décliné, des pouvoirs locaux dans la prise en main des conditions et des logiques d’accueil des étrangers, qui compense une progressive déresponsabilisation étatique. Ces expériences des villes-refuges – ville d’asile, ville hospitalière ou solidaire ou encore « sanctuaire », Sanctuary city – prennent de l’ampleur et s’imposent dans le débat public.

Il ne s’agit pas pourtant de quelque chose d’inédit : la ville de Venise a une expérience d’accueil qui la caractérise. Dans les années 1990, la situation initiale n’est pas des plus simples, en raison de problèmes d’ordre matériel, sanitaire et socioculturel. L’engagement de la mairie fait la différence : elle organise des assemblées citoyennes pour discuter des modalités d’accueil et pour envisager des formes de cohabitation en interpellant directement la collectivité. Une approche « par le bas », en antithèse avec une gestion institutionnelle de l’accueil, qui s’aligne sur une gestion humanitaire souvent quantitative et anonyme. […]

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Autriche : manifestation contre l’interdiction du voile islamique

Près de 3.000 personnes ont manifesté ce samedi dans les rues de Vienne pour protester contre le projet du gouvernement de bannir le voile intégral de l’espace public.

 Le gouvernement centriste autrichien veut proposer une loi dite « de neutralité » après consultation des communautés religieuses. 600.000 musulmans vivent en Autriche

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400 migrants interceptés au large de la Libye

Les garde-côtes ont intercepté au large de la Libye plus de 400 migrants dont des femmes et des enfants qui tentaient de rejoindre l’Europe par la mer

Selon le général Ayoub Qassem, 431 migrants à bord d’embarcations pneumatiques ont été interceptés entre jeudi matin et samedi, à quelques miles marins au large de la ville de Sabratha, à 70 km à l’ouest de la capitale Tripoli. Les migrants sont de plusieurs nationalités africaines et comptent parmi eux un grand nombre de femmes et d’enfants.

Réunis en sommet à Malte, les dirigeants européens se sont engagés vendredi à aider la Libye à lutter contre les passeurs.

Chaos en Libye

Les passeurs de migrants clandestins profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. La plupart des départs ont lieu depuis l’ouest du pays, à destination de l’Italie qui n’est qu’à 300 kilomètres.

En l’absence d’une armée ou d’une police régulières, plusieurs milices font office de garde-côtes tout en étant souvent accusées de complicité voire d’implication dans ce trafic lucratif.

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Manifestation contre la fermeture de l’usine Whirlpool à Amiens

Quelque 150 personnes ont manifesté dans les rues d’Amiens (Somme) samedi après-midi pour s’opposer à la fermeture annoncée pour 2018 de l’usine d’électroménager Whirlpool, comptant 290 salariés.

Ils accusent l’usine de délocaliser uniquement pour des profits : « Whirlpool, c’est 800 millions de dollars de bénéfice, 21 milliards de chiffre d’affaire (…) mais ils fabriquent des chômeurs en France. Nous en appelons à la solidarité des Amiénois et à toute la France ».

Fin janvier, le groupe américain, numéro deux mondial du gros électroménager, avait indiqué son intention de délocaliser la production à Lodz, en Pologne, appelée à devenir « le point central » de sa nouvelle plateforme de production de sèche-linge pour la région Europe, Afrique et Moyen-Orient. L’objectif déclaré est de bénéficier de « plus fortes économies d’échelle » et ainsi « sauvegarder sa compétitivité » dans un contexte « de plus en plus concurrentiel ».

L’usine d’Amiens employait encore 1.300 personnes en 2002, avant une succession de plans sociaux.

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100 migrants secourus au large de Chypre

Un bateau transportant près de 100 migrants a été secouru au large de Chypre dans la nuit de vendredi à samedi, ont annoncé les autorités de l’île méditerranéenne.

L’embarcation, à bord de laquelle se trouvaient 93 personnes dont 47 enfants, a été repérée à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest des côtes avant d’être escortée vers Kato Pyrgos, dans la région de Paphos.

Selon les médias locaux, les migrants ont affirmé à la police être partis de Turquie et avoir payé chacun 2.000 dollars (1.850 euros) pour rejoindre Chypre.

La guerre en Syrie qui fait rage depuis 2011 a fait plus de 310.000 morts et poussé la moitié de la population à quitter son foyer. La majorité d’entre eux ont trouvé refuge en Turquie et dans des pays voisins (Liban, Jordanie) mais beaucoup tentent de rejoindre l’Europe.

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New-York: la communauté gay manifeste contre Trump

Quelque 3.000 personnes ont manifesté ce samedi contre Donald Trump à l’appel de la communauté gay à New York. Elle souhaite ainsi témoigner sa « solidarité » avec les musulmans et toutes les communautés qui pourraient être prises pour cible par le nouveau président américain.

Les manifestants se sont rassemblés dans l’après-midi autour de Stonewall Park, lieu emblématique de la lutte pour les droits de la communauté homosexuelle au coeur de Greenwich Village. Un policier a estimé le nombre de manifestants à 3.000 environ.

Brandissant drapeaux arc-en-ciel et drapeaux américains, une foule colorée, où se détachaient de nombreux bonnets roses de la Marche des femmes qui avait rassemblé des millions de personnes le 21 janvier, reprenait en choeur des slogans devenus des refrains des manifestations anti-Trump: « Résistez », « Ne restons pas silencieux » ou « Pas de haine! Pas de peur! Les réfugiés sont les bienvenus! », en référence au décret anti-immigration de Donald Trump.

C’est la première fois depuis la prise de fonctions du milliardaire le 20 janvier que la communauté gay organise une grande manifestation à Manhattan.
Plusieurs responsables politiques locaux se sont succédé à la tribune, dont le puissant sénateur démocrate de New York, Chuck Schumer, appelant tous à repousser définitivement le décret, notamment sur les réfugiés.
Pour Gabriel Blau, l’un des organisateurs de la manifestation, la communauté LGBT est composée « d’immigrés, de musulmans, de femmes (…). Nous devons défendre toutes les composantes de cette communauté ».

Même si Donald Trump a promis mardi de ne pas toucher aux droits de la communauté LGBT, beaucoup de manifestants estimaient qu’il cherchait juste à diviser ses adversaires.

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Lyon : 32 interpellations dont 9 gardes à vue suite à des débordements

Ce samedi à Lyon, alors que se déroulait un meeting d'Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, et le premier jour des Assises présidentielles du Front National, 32 interpellations ont été effectué par les forces de l'ordre, dont 9 garde à vue et 23 vérifications d'identité.

Police lyon ()
©Tim Douet
 
"Pour empêcher les affrontements entre extrême gauche et extrême droite : 69 personnes d'extrême droite ont été contrôlées et 48 personnes d'extrême gauche, dont 21 sur le site du Palais des Sports", indique le préfet du Rhône, Michel Delpuech, dans les colonnes du quotidien Le Progrès. Au Palais des Sports, Emmanuel Macron tenait un discours face à ses militants et sympathisants, des militants du GUD ont tenté d'entrer dans la salle avec de faux billets d'un dollar à l'effigie du candidat et sur lesquels étaient inscrits "approuvé par Rothschild", en référence à l'ex-employeur d'Emmanuel Macron. Ils seront reconduits par le service d'ordre avant d'être intercepté par la police, tout comme des militants d'extrême gauche qui ont eux aussi tenté de s'infiltrer au meeting un peu plus tard. Précédemment, en fin de matinée,  un rassemblement était organisé place Raspail, environ 150 personnes ont souhaité marquer leur "rejet de la mascarade présidentielle", mais ce n'est qu'en fin d'après midi, en fin de manifestation,  que quelques casseurs auraient brisé des devantures dans la rue Sébastien Gryphe ainsi que celle d'une banque sur la place Jean Macé, rapporte le quotidien. Les services de police, préparés à cette éventualité, ont alors procédé à des vérifications d'identités et à des interpellations. Sur la journée, selon la préfecture, neuf individus ont été placé en garde à vue. Les services de police seront de nouveaux mobilisés ce dimanche à Lyon pour éviter tout débordements violents entre militants politiques pendant les discours de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen.

Mathilde Régis

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Boissise-la-Bertrand (77) : trois personnes âgées violemment agressées par des cambrioleurs

Nouvelle agression à domicile contre des personnes âgées, en Seine-et-Marne. Après Cesson à la mi-janvier, c’est le village de Boissise-la-Bertrand qui a été visé. Ce vendredi, vers 20 heures, trois hommes cagoulés et gantés ont fait irruption dans la maison d’une femme de 95 ans qui était en compagnie de deux amis, un homme de 77 ans et une femme de 69 ans.


Les braqueurs se sont jetés sur les deux femmes, les plaquant au sol, les frappant, puis les emmenant dans une chambre où ils les ont ligotées avec du fil électrique. L’homme a également été frappé, recevant des coups de genou dans les côtes notamment. Les agresseurs ont demandé à leur victime où se trouvait l’argent et ont fouillé la maison. Une fois leur butin en poche — au moins plusieurs centaines d’euros mais le préjudice total était en cours d’estimation ce samedi —, ils ont pris la fuite.

Les trois victimes ont été légèrement blessées et transportées à l’hôpital.

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Paris : Black M et d’autres stars du rap français réclament « justice pour Adama »

Un guichet fermé, des grands noms de la scène du rap et du hip-hop français et surtout, des poings levés. À la Cigale, jeudi 2 février, les mots « Vérité et justice pour Adama » ont résonné de la scène à la fosse, lors d’un concert organisé en l’honneur du jeune Beaumontois de 24 ans, mort lors de son interpellation en juillet 2016. Devant une salle comble d’environ 1.000 spectateurs, le rap et le hip-hop engagés ont rendu hommage à Adama Traoré.

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